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Tarologie, La Numérologie du Tarot

LA NUMEROLOGIE DU TAROT

Peut-on faire une juste compréhension du tarot en se basant sur des connaissances sans rapport aucun avec lui ? Il peut être intéressant de s’appuyer  sur certaines connaissances astrologiques ou numérologiques pour éclaircir certains aspects du tarot, mais ces acquis ne nous permettent en aucun cas de le comprendre dans sa globalité ; tout d’ abord car le tarot est un tout, enfin, car il ne prend ses fondements dans aucune de ces sciences. Cependant, le tarot  est dirigé par une numérologie organisatrice originale, propre à lui, et l’étude de celle-ci nous permettra de s’approcher de la compréhension de ce jeu en donnant sens à l’interprétation des différentes lames.

POURQUOI UNE NUMEROLOGIE DECIMALE ?

Les arcanes majeurs sont caractérisés par deux rangées de 10 arcanes, encadrés par le mat et le monde. Plusieurs théories numérologiques ont été envisagées, mais, après étude, aucune de celles-ci ne semblaient cohérentes. Il paraît donc évident que le tarot est organisé autour d’une numérologie décimale, nombre que l’on peut diviser en 10 parties égales, 10 degrés évoluant les uns vers les autres, mettant en lumière un système de progression et de cycle infini, comparable à celui de la Vie.

LE SCHEMA RECTANGULAIRE DE LA NUMEROLOGIE

La carte de tarot  est comparable à un rectangle, symbole de la totalité et non définissable en terme de masculin ou féminin, la carte fait Une et garde en elle les attributs des 2 personnalités (action du masculin et réceptivité pour la part féminine) .Plions maintenant la carte suivant l’axe vertical et nous constatons une séparation gauche-droite, organisé autour d’un centre androgyne, l’espace neutre. Maintenant, plions de nouveau cet arcane suivant l’axe horizontal, nous avons une carte séparée en 4 carrés, 2 par rectangle. Cette carte nous rappelle l’organisation de l’arcane du monde ; les symboles des parties basses se rapportant à la terre et les représentations du haut touchant les cieux. Plions de nouveau le rectangle après les deux premières pliures ; nous obtenons huit petits carrés mais nous pouvons observer qu’un carré central s’est matérialisé au centre de la lame. En partant du principe que le Père se rapporte au ciel et que la Mère se rattache à la terre, il est possible d’évoquer que ce carré central se rapporte à l’Humain

La carte pleine représentant la totalité, non divisée, nous lui attribuerons le numéro 1. Elle est un tout, initiatrice du cycle de la vie. Etudions maintenant la carte divisée en huit petits carrés. Dans cette carte le niveau de pleine conscience est atteint, elle est synonyme de réalisation complète. Le cycle est complet, ainsi nous lui attribuerons le numéro 10. Organisons maintenant les numéros de 2 à 9 dans les huit carrés ; les chiffres pairs, divisibles et empreints de stabilité se placeront du côté gauche et les chiffres impairs, non divisibles et représentatifs de l’action, le feu, se retrouveront du côté droit. Nous savons que la partie basse de l’arcane est liée à la terre et que la partie haute représente le ciel ; ce schéma mettant en scène le cycle de la vie (du commencement, vierge, jusqu’à la complète réalisation), nous organiserons les numéros de 2 à 9 du bas vers le haut.

Cette organisation numérologique représente le cycle de vie qui se déploie de 1 à 10, du commencement originel, jusqu’ à la réalisation suprême. Etudions maintenant les facettes de chacun de ces degrés :

-degré 1. C’est le début de la création, la page est blanche mais bouillonne d’une énergie révolutionnaire.

-degré 2. Cette énergie met en place des mécanismes pour préparer sa révolution

-degré 3. Première action. La vitalité excessive mais sans fondement ne permet pas  d’accéder à une durabilité de l’action.

-degré 4. Ce degré représente la stabilité émotionnelle et matérielle. La tranquillité est au rendez-vous.

-degré 5. Il symbolise un changement important qui va déstabiliser l’état pacifique du degré 4.

-degré 6. Révélation de soi, état de réalisation, nos actions sont en accord avec nos désirs.

-degré 7. Action prenant pied sur des bases solides et réalisée de manière réfléchie, avec la connaissance du parcours précédemment accompli.

- degré 8. La perfection. Les besoins spirituels, affectifs et matériels sont comblés.

-degré 9. La seule évolution possible après  la perfection. Malgré la plénitude engendrée par le degré 8, nous sommes encore une fois prêts à tout balayer, afin d’avancer vers l’inconnu et d’atteindre l’état de réalisation complète.

-degré 10. Accomplissement final, le cycle est terminé ;

LA DYNAMIQUE DES 10 DEGRES

Quatre couples prennent forme, considérons les étages par étage :

2 et 3 sont actifs mais ne sont pas dans la Maîtrise de celle-ci

4 et 5 mûrissent. Ils sont adultes

6 et 7 savent ou ils vont, ils ont acquis l’expérience

8 et 9 caractérisent l’évolution

En prenant appui sur l’étude précédemment faîte de ces degrés, nous allons étudier les arcanes majeurs afin de vérifier l’exactitude de cette théorie évolutive.

-degré 1. LE BATELEUR(I) ET LA FORCE (XI). La carte du bateleur représente un jeune homme, plein d’énergie, puisqu’ il n’est pas représenté dans une position statique, mais en proie aux doutes et aux hésitations, probablement du à un manque d’expérience. Il doit s’éloigner de son tempérament fougueux mais velléitaire pour faire des choix et entrer dans un processus d’évolution personnelle.

La carte de la force symbolise la force primitive. Encore une fois, il y a une grande notion d’énergie mais malheureusement non canalisée.

-degré 2.LA PAPESSE (II) ET LE PENDU (XII) .La papesse est représentée assise, donc dans une position représentative de passivité, un œuf est posé à côté d’elle (principe de gestation) Elle pense, met en place des actions, mais ne les réalisent pas pour le moment. Le pendu est représenté attaché, les mains dans le dos. Lui n’est pas en mesure de choisir, il subit les évènements.

-degré 3. L’IMPERATRICE (III) ET NUMERO XIII. Sur l’arcane, l’impératrice est représentée le regard tourné vers la droite, côté actif. Elle symbolise l’énergie créative, l’envie de faire, son tempérament est fougueux, elle ose faire le premier pas  la menant sur le chemin de son évolution. Le numéro XIII est synonyme de changement radical, parfois même violent, la volonté de détruire l’ancien pour recommencer quelque chose de nouveau. Si le degré 3 est en conflit avec le 2, cela signifie que trop d’hésitations entravent le processus d’évolution ; si le 3 retourne vers le 2, cela signifie que l’action a échoué, nous poussant à un enfermement ; quand le 3 passe au degré supérieur ; enfin il progresse

-degré 4. L’EMPEREUR (IIII) ET LA TEMPERANCE (XIIII). L’empereur est assis sur son trône, symbole de stabilité. Il est tranquille, sa base est solide et ses évolutions le satisfont. La tempérance évoque la protection spirituelle, elle est calme, réfléchie. Si le degré 4 engendre le 5, une nouvelle orientation prend forme ; si ces 2 degrés sont en conflit, cela met en évidence la difficulté d’équilibre entre désirs et besoins.

-degré 5. LE PAPE (V) ET LE DIABLE (XV). Le pape est l’arcane de transition : celle entre la terre, représentative des besoins (maison, travail, biens matériels) et du ciel (symbole des sentiments, de la spiritualité menant à la réalisation ultime). C’est le pont vers une autre dimension. Le diable symbolise notre inconscient, nos désirs les plus secrets et la tentation de les fouiller en vue de les réaliser. Le degré 5 doit maintenant ancrer dans la réalité ses désirs, afin de pénétrer la partie ciel de son être.

-degré 6. L’AMOUREUX (VI) ET LA MAISON DIEU (XVI). Il évoque l’union affective, la richesse des sentiments.  La maison dieu est le symbole d’une libération, favorise une grande joie. On peut enfin être la personne que l’on est au fond de nous. Les barrières sont tombées et nous mènent sur la voie de l’épanouissement. Attention tout de même à ce que le niveau d’auto accomplissement de ce degré n’entrave la suite de la progression. Il est donc nécessaire de passer au degré 7 afin de ne pas rompre cette énergie évolutive.

- degré 7. LE CHARIOT (VII) ET L’ETOILE(XVII). Le chariot symbolise la fusion créatrice entre l’esprit et la matière, l’action résolue, le voyage, le triomphe. L’étoile représente l’épanouissement, nous avons enfin trouvé notre chemin, et tout est beaucoup plus fluide. Si le 7 retourne vers le 6, cette évolution peut engendrer une personne imbue d’elle-même, et provoquant la jalousie chez ceux qui l’entourent.

-degré 8. LA JUSTICE (VIII) ET LA LUNE (XVIII). Elle est à la recherche de l’équilibre, de la vérité. La lune représente la perfection  universelle, l’intuition. Si le 8 tend vers le degré 9, c’est le début d’une nouvelle ère. S’il y a conflit entre le 8 et le 9, la perfection est vécue comme ennuyeuse mais le retour en arrière étant difficilement envisageable, l’apparition d’un déséquilibre est latente.

- degré 9. L’HERMITE (VIIII ) ETLE SOLEIL (XVIIII ) . L’ Hermite symbolise la solitude, il regarde en arrière sans perdre de vue le futur. Il a atteint un niveau de sagesse, lui permettant d’écarter ses peurs. Le soleil est symbole de joie et de nouveauté ; cet arcane est très positif. Si le 9 retombe dans le 8, la peur devient paralysante, et nous empêche d’avancer. A ce haut stade d’éveil de la conscience, une telle peur pourrait signer la fin du cycle.

-degré 10. LA ROUE DE FORTUNE (X) ET LE JUGEMENT (XX). Comme nous l’avons déjà de nombreuses fois abordé, le degré 10 incarne la fin du cycle de vie, la réalisation complète, laissant la place à un nouveau début, une nouvelle page blanche. Le jugement symbolise la conscience nouvelle, la montée vers la réalisation. Si le 10 retombe dans le 9, cela sous entend une fuite, l’impossibilité d’accéder au stade de réalisation infinie, le centre de nos émotions tourné vers le passé.

L’ EVOLUTION NUMEROLOGIQUE DANS LES CARRES

Reprenons notre rectangle divisé en huit carrés numérotés. Nous pouvons définir trois carrés composés de 4 petits carrés : le carré du bas, représentatif de la Terre ; le carré central, représentatif de l’Humain et le carré du haut, symbole du ciel et de l’accomplissement spirituel.

Analysons-les maintenant par degrés :

-degrés 2 et 6 (premiers carrés de la terre et du ciel). Le 2 évoque la mise en place de la théorie évolutive et le 6 est le dépassement des émotions néfastes pour évoluer vers l’amour et la spiritualité.

-degrés 3 et 7 : le premier coïncide avec une action forte, mais non maîtrisée par manque d’expérience tandis que le second est, enfin, le mariage solide de la théorie et de la pratique, permettant une action contrôlée.

-degrés 4 et 8 : Ceci est la représentation parfaite de l’équilibre épanoui (terrestre et spirituel)

- degré 5 et 9 : Ces étapes sont représentatives d’un pont ; le 5 est à cheval entre la terre et le cielet cette nouvelle dimension ne l’effraie pas ; le 9 est en marche vers la grande réalisation de son cycle de vie, lui non plus n’est pas effrayé, sa connaissance le met à l’ écart de cette émotion destructrice.

Enfin, en observant attentivement le carré humain, nous ne pouvons que noter cette dynamique de progression : stabilité matérielle établie, puis évolution spirituelle, explosion de l’affect (amour), pérennisation des paramètres menant à la perfection ultime.

LES SERIES DECIMALES DES ARCADES MINEURS

Observons maintenant les séries de 1 à 10 des arcanes mineurs et relevons les indices nous permettant d’affirmer une nouvelle fois la théorie selon laquelle le tarot  serait régi par une numérologie décimale ordonnée.

Dans la couleur des épées, nous pouvons noter l’entrelacement des cartes entre elles deux à deux à partir du 2. Elles se mettent à former des mandalas d’une géométrie infinie. Force est de constater que les 3 derniers degrés de cette série se suivent (le cercle concentrique est constitué de 4 cercles), c’est à ce stade que les illustrations sont le plus abouties, elles mettent en évidence la beauté de l’état spirituel et émotionnel à ce niveau de cheminement dans le cycle de vie qui les définit. Analysons également les détails de chaque arcane ; nous nous apercevons, encore une fois, que les symboles jugés comme féminin (fleurs) sont répartis du côté gauche alors que les symboles reconnus comme masculin (épée, bâton) se situent du côté dit actif. Cette analyse corrobore la théorie numérologique autour duquel le tarot se met en scène, une théorie soumise à des règles strictes qu’un amateur aurait des difficultés à percevoir.  A noter que nous retrouvons les mêmes schémas dans la couleur des bâtons.

Quand on analyse les illustrations de la série des coupes, nous voyons que les coupes 2, 3,4 et 5  présentent des hachures qui descendent de notre gauche à notre droite, parallèlement, sur les coupes de 6 à 9, c’est le contraire. Ceci nous rapproche encore de la pensée de la terre (partie basse et premières cartes de la couleur) et du ciel (partie haute de la carte et deuxième moitié des cartes de la couleur).

Nous reviendrons ultérieurement sur les détails de ces cartes et leurs symboliques  lors de l’étude détaillée des arcanes mineurs. Malgré tout, nous pouvons dés à présent commenter quelques évidences que mettent en valeur ces arcanes.

-les as. Cette carte met en évidence la couleur. Le dessin occupe toute la place de la carte. Toutes les possibilités de chemin sont établies et sont possibles, cette carte est synonyme d’une grande ouverture. L’as d’épée favorise la mise en place d’un projet, d’une action déjà vivante dans l’esprit. L’as de coupe regroupe l’intégralité des sentiments émotionnels ; l’as de deniers influe sur le potentiel matériel nécessaire à la vie (maison, travail, ….) tandis que l’as de bâton symbolise la puissance créative.

-les deux. Les deux sont le prolongement des as. Tout y est plus précis, mais rien ne peut se concrétiser. L’énergie n’est pas canalisée. Le deux d’épée est en proie à une imagination débordante, mais en manque de structure, tout devient plus flou et rien ne peut prendre forme dans la réalité. Le deux de coupe se berce d’idées amoureuses sans lendemain ; le deux de deniers, quant à lui, est sur le point de signer un contrat. Enfin, le deux de bâton emmagasine de l’énergie sexuelle.

-les trois. Toutes les accumulations de pensée des arcanes précédents éclosent en des actions enfin  définissables. Le trois d’épée intellectualise ses pensées, il commence à y voir plus clair. Le trois de coupe découvre, de manière pratique, l’amour et les sentiments auxquels  il est relié ; pour le trois de deniers c’est le début de la réalisation des aspects matériels de la vie (nouvelle maison, nouveau travail) , pour terminer, le trois de bâton découvre le plaisir qu’ il peut retirer de son énergie créative et /ou sexuelle.

-les quatre. Toutes ces cartes vont symbolisées la stabilité. Le quatre d’épée sait maintenant organiser ses pensées. Pour les quatre de coupe et de deniers, la stabilité amoureuse et financière sont au programme. Le quatre de bâton vit une sexualité régulière, il maîtrise son pouvoir créatif.

- les cinq.  Les cinq représentent l’envie de  changement, un nouvel idéal apparaît. Le cinq d’épée va vers de nouvelles connaissances. Le cinq de coupe pourrait découvrir sa capacité à l’infidélité. Le cinq de deniers évolue au sein de ses activités de manière énergique. Un nouveau désir apparait chez le cinq de bâton.

-les six. Ces arcanes symbolisent le plaisir. Le six d’épée prend plaisir à penser ; le six de coupe, lui, va probablement faire une rencontre amoureuse déterminante ; le six de deniers  s’épanoui, entouré de ses richesses matériels ; et le six de bâton expérimente un plaisir créatif et sexuel total.

-les sept. Ils symbolisent l’action. L’épée s’ouvre à la réception ; le sept de coupe, toujours régi par l’amour, va l’étendre au monde ; le sept de deniers va s’enrichir par la spiritualité et le sept de bâton va partager ses énergies.

- les huit. Se rapprochant de plus en plus du ciel, il est normal que ces arcanes commencent à soulever  des qualités menant à la perfection. Pour le huit d’épée, il donne un caractère spirituel nouveau à ses pensées, peut être le trouvons nous dans les chemins de la méditation. Le huit de coupe atteint la plénitude du cœur, il est comblé. Le huit de deniers peut s’estimer fier de ses possessions matérielles, en effet, celles- ci proviennent d’actions régulières. Enfin, le huit de bâton devient de plus en plus créatif car il arrive à concentrer l’énergie produite par ses œuvres.

-les neuf. Ces cartes sont le passage ultime entre la perception réceptive des arcanes huit et entre les cartes dix, qui, elles, caractérisent la fin du cycle, la réalisation complète. Ce pont peut être accompagné d’une crise sans précédent. C’est le principe même de détruire pour mieux reconstruire. Le neuf d’épée subit une forte évolution mentale, lui permettant probablement d’atteindre la fin de son cycle. Le neuf de coupe prend des risques affectifs, il subit un grand changement (séparation, divorce). Le neuf de deniers et le neuf de bâton doivent prendre des décisions fondamentales mais non moins douloureuses.

-les dix. Voici la fin du cycle laissant place à un nouveau, encore faut-il accepter de passer à un autre état, un état inconnu ou l’on redevient le nouveau né en puissance de la série as. Le dix d’épée, ayant concrétisé ses pensées et ayant évolué grâce à elles, découvre le partage et l’écoute ; le dix de coupe, comblé par sa vie amoureuse, se décide à passer à autre chose, évoluer dans un autre sens. Les biens matériels ayant mis le dix de deniers à l’ abri, il peut dorénavant laisser libre cout à sa créativité dans le but d’accéder au plaisir d’une manière autre. Le dix de bâton, ayant offert toutes les facettes de son esprit à la création, trouve une nouvelle voie et expérimente ce qui touche à l’intellect.

LA PLACE DES FIGURES

Il existe quatre figures différentes : le valet, le reyne, le roy et le cavalier. Bien que le cavalier soit ordinairement d’une moindre puissance que le couple royal, dans le tarot  de Marseille, il les surpasse. Voyons maintenant quels sont leurs aspects et leurs symboliques.

-les valets. Ils sont en perpétuelle hésitation malgré leur dynamisme de pensée. Il est trop velléitaire pour débuter l’action, mais s’épanouissent en lui les tracés du chemin de celle-ci. Nous pouvons donc déterminer que le valet correspond aux deux carrés les plus bas de l’arcane ; il est relié profondément à la terre, il est aux prémices de l’action, il possède désormais la détermination et l’expérience pour évoluer sereinement vers sa quête.

-les reynes. Elles représentent la seconde partie de la moitié terre de la carte. Elles sont dans l’attente, la connaissance grandit, elles tendent à s’élever (ascension vers la partie ciel, gage de pérennité et de réussite).

-les roys. Ils sont assis sur leur expérience, ils se délectent de leur acquis mais une progression est néanmoins possible. Leur évolution tend vers la perfection, ils étendent le pouvoir au monde et ne s’entravent pas de barrière.

-les cavaliers. Ils ont surpassé la perfection accomplie. Ils sont sur le chemin du nouveau cycle de vie.

CAVALIER ET FIN DE CYCLE : COMMENT LE DIX D’UNE COULEUR DEVIENT L’AS DE LA SUIVANTE

D’ après les études faîtes précédemment, nous pouvons affirmer que le tarot répond à la théorie de cycles constants, s’engendrant les uns les autres ; les dix de chaque couleur sont prophètes d’une autre couleur. Mettons en évidence quelques exemples : observons la perpendiculaire entre le dix d’épée et l’as de coupe. Dans le dix d’épée, nous pouvons voir une seconde épée et nous en retrouvons la pointe dans l’as de coupe. Dans le dix de coupe, la dixième coupe, celle couchée, porte en elle un denier.

Ce sont les cavaliers qui initient le changement de couleur pour la série des bâtons et la série des deniers. En effet, si nous regardons bien, le cavalier de deniers est affublé d’un bâton (passage vers la couleur des bâtons)  tandis que nous remarquons la fleur sur le genou du cavalier de la couleur des bâtons, fort semblable à celle de l’illustration de l’as d’épée.

Nous sommes bien devant la présence d’un cycle ou chaque couleur va trouver naissance dans une autre, et cela, toujours illustré par un détail les reliant. Cela est l’essence même d’un cycle, une renaissance perpétuelle, enrichie des cycles précédents.

Nous pouvons commencer à élaborer la signification du sens de chacun de ces cycles mais rappelons en d’ abord le sens : la fin du cycle de l’épée est la naissance du cycle de la coupe ; celle-ci engendrera les deniers, et enfin, ceux-ci entameront le dernier cycle, celui des bâtons.

-L’ épée, symbole des pensées, à la fin de l’accomplissement de son cycle va enfin être à l’écoute de l’autre, animée par l’envie de partager. Elle reprendra naissance dans la série de la coupe, représentative de l’amour et des émotions sentimentales.

- La coupe, animée tout au long de son cycle par une nécessaire volonté d’osmose émotionnelle ressuscitera dans le monde des deniers, série axée sur les besoins matériels.

-Les deniers, ayant accéder au confort suprême feront appel à la puissante énergie créative du bâton.

-Le bâton, symbolisé par l’énergie sexuelle et, enfin comblé, est en permanence à la recherche de plaisirs intenses. Il changera de nuances et reprendra racine dans la série des épées, dans une fougueuse ascension, à la découverte de la puissance des forces mentales.

CONSTRUIRE LE MANDALA, EN DIX ETAPES

Le mandala (en sanskrit : cercle) est caractérisé par un ensemble de dessins se reproduisant, s’enlaçant dans la volonté de créer une représentation infinie de l’univers, du cosmos. Dans la pratique des religions bouddhiste et hindouiste, il sert de support à l’invocation des esprits et ouvre aux chemins méditatifs.

Nous allons, dans ce chapitre, mettre les arcanes du tarot  au service de la construction de cette représentation divine, ce qui nous permettra de mieux comprendre l’essence de ce jeu, ses fondements et son caractère sacré.

Commençons à placer les cartes du mat et du monde, en effet, ce seront elles qui initieront ce mandala et elles en occuperont la place centrale. La carte du mat sera placée de manière horizontale, le regard tourné vers le ciel, symbole de la quête spirituelle, conditionnée par les notions d’univers et de cosmos. Nous placerons ensuite la carte le monde à la verticale sur l’arcane du mât, ceci symbolisant la place centrale de cet arcane dans le jeu. Cette disposition de ces deux cartes essentielles représente  l’allégorie du principe de vie : l’énergie indispensable pour accéder à l’état de réalisation complète, synonyme de fin du cycle. Le jeu de tarot étant conditionné par les forces du cosmos et de l’univers, il est essentiel de prendre en compte la notion de trajectoire dictée par les quatre points cardinaux : nord, est, sud et ouest. Souvenons-nous des quatre symboles situés à chaque coin de la carte du monde : l’ animal chair placé en bas à gauche est relié avec la couleur des deniers ; le lion, animal emplit d’ énergie et symbole de la force, placé en bas à droite , est relié à la couleur des bâtons ; l’ ange , en haut à gauche de l’ arcane, symbole de l’ élévation spirituelle, s’ apparente à la couleur des coupes tandis que l’ aigle , situé côté gauche de la carte , vers le ciel, est relié à la couleur des épées . Installons maintenant chaque as au dessus de leur propre couleur, en diagonale par exemple, l’as de coupe est placé sur la trajectoire nord-ouest et ainsi de suite pour les as des trois autres couleurs).Plaçons les cartes de 2 à 10 en couple au dessus de chaque as leur correspondant (exemple : première ligne : carte 2 et 3 ; seconde ligne :

carte 4 et 5 ; et ainsi de suite). La carte 10 (réalisation complète, perfection) ne sera pas placé au dessus des cartes 8 et 9, met à leur côté. Rappelons nous que ces trois dernières cartes ont des illustrations similaires, formant initialement un mandala. La carte 10 ne correspond pas à un nouvel état, elle est la continuité pure de la recherche effectuée,  symbolisée par les cartes 8 et 9. Sans ce cheminement précédent, elle ne peut exister et, de sa valeur, ne reste plus qu’un arbre sans racines.

Maintenant, observons cette disposition et, force est de constater que nous obtenons un svastika, cette roue figurative, symbole du mouvement perpétuel. Cette « roue » tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, mouvement déterminé par le processus d’engendrement des couleurs (à la fin de son cycle, la couleur coupe se régénère dans la séries des deniers, dans une volonté d’action ; il en va de même pour  chacune des autres couleurs). On peut considérer que cette roue s’établit de la conscience active vers un monde réceptif.

Nous allons continuer à construire notre mandala en positionnant les figures sur l’axe horizontal, qui, pareil à l’organisation de la carte du monde, représente le centre humain. Les valets seront placés vers l’intérieur  au niveau des cartes 2 et 3 qui le définissent (énergie fougueuse mais non constructive par manque de stabilité). Les reynes seront placées au-dessus faisant corps avec les cartes 4 et 5 ; elles représentent le pont entre les envies et la mise en place de la réalisation de celles-ci, teintées de spiritualité naissante. Enfin, les roys prendront place en face du couple 6 et 7 (symbole du désir de se surpasser) et enfin, les cavaliers se placeront à côté du trio de cartes8, 9 et 10 (réalisation complète en marche, but atteint, à la frontière d’un nouveau cycle).

Organisons maintenant les vingt arcanes majeurs, divisibles en deux séries. La première série, initiée par le bateleur jusqu’ à la carte X sera installée au nord, en référence au point central du mandala signifié par le duo de cartes le mat et le monde. Le bateleur sera seul (en référence à la disposition des as de chaque couleur). Les arcanes de 2 à 9 seront placés en couple (la 2 et la 3, puis la 4 et la 5,…). Enfin , la carte X sera seule au dessus de cette série de quatre couples. Cette première série d’arcane prend route sur le chemin céleste. Ces cartes, majoritairement illustrées de représentations humaines symbolisent le désir de s’élever spirituellement, de faire corps avec les vérités cosmogoniques.

La série des cartes XI à XX sera organisée de la même manière, en direction du sud, , le bas de notre mandala , irrésistiblement attirée par les forces terrestres et l’ énergie qui en découle.

La construction de notre mandala terminée, nous apercevons que son centre (les quatre as et les deux premières cartes des séries d’arcanes majeurs) représente un octogone (huit côtés). Il n’est pas étrange de voir apparaître cette figure géométrique au centre de notre mandala, tant cette figure et le jeu de tarot lui-même ont la même essence : la recherche du divin, de sa vérité, portée par une quête spirituelle infinie. En effet, dans les croyances du feng shui, l’octogone symbolise l’ensemble des expériences de la vie, il est l’univers, représentatif des huit énergies humaines indispensables pour atteindre l’accomplissement. Nous retrouvons aussi ce symbole géométrique dans l’islam ; cette représentation, à mi-chemin entre le carré et le cercle, symbolise l’immobilité de la matière régie par les éléments terre, air, eau et feu  (carré) et la dynamique retrouvée, la conscience (cercle). Encore, dans la religion chrétienne, ce symbole caractérise la vie éternelle, la résurrection.

Traçons des cercles au départ de notre octogone et observons l’organisation irréprochable des cartes. En effet, chaque cercle comprend un couple de chaque couleur ainsi que les couples d’arcanes majeurs et mineurs qui leurs sont reliés, nous pouvons donc dire que chaque cercle symbolise un état, un stade d’action, de pensées et, en nous écartons de notre octogone central (naissance, début initiatique), nous nous rapprochons de la connaissance  divine, du cosmos.

Le mandala créé avec le jeu de tarot nous permet donc d’appréhender le mouvement perpétuel de notre état de conscience, il nous pousse vers l’évolution. Il est un guide, un axe sur lequel nous pouvons nous positionner ; prendre connaissance de nos acquis et évaluer le reste du chemin à parcourir.